s  i  t  e         a  r  t  i  s  t  i  q  u  e
(53 ans)
 
Décès de sa mère, Annie Garel.
 
 
 
 
L'absence - exposition du 11 au 30 juin 2019 avec Abou Sidibé au Hangar 11, chorégraphie de Aziz Derme et Siaka Coulibaly
1 - Affiche de l'exposition
2 - Vernissage le 11 juin, installation "Kosyam" de Abou Sidibé
3 - Vue générale, avec Silence 37 (Pierre Garel/Abou Sidibe) au premier plan
4 - Pendant la réalisation des pièces
 
Une exposition motivée par le besoin de réagir à la disparition de ma mère. L'image récurrente du crâne de poule est lié à la terrible vision que j'ai eu à l'instant de sa mort. Son visage emacié et cireux m'évoquait un crâne de poule. Je devais me débarrasser de cette image. J'ai également eu besoin de m'entourer de plusieurs personnes qui ont évoqué, chacune à leur manière, l'absence : le sculpteur Abou Sidibé, les danseurs Aziz Derme et Siaka Coulibal de Urban Impro Danse Project, et 3 anciens élèves d'arts plastiques -  Mounana Drabo, Leïlah Sory et Trésor N'tore - à la magnifique plume, qui ont réagi par des phrases que j'ai mises en image.
L'ensemble est, stylistiquement, délibéremment éclaté voire cacophonique, à l'image de mon état d'esprit du moment,
mon désir étant de pouvoir trouver le silence. D'où les titres.
 
 
 
 
1 - Silence 5 - acrlique sur mur, 2 x 3 m
2 - Silence 37 (Place of her own) - avec Abou Sidibé - bois, pierre, métal, oeufs, graines, récipient en terre cuite - 2 x 2 x 2 m
3 - détail
4 - détail avec oiseaux et lézard mangeant les graines de mil.
 
 
 
 
1 - Silence 6 - sérigraphie et huile sur acier, 40 x 60 cm
2 - Silence 7 - acrylique et photographie sur bois, 25 x 50 cm
3 - Silence 8 - film d'animation, 1'15"
4 - installation de Silence 8 : moniteur derrière tôle rouillée, 70 x 150 cm
 
Les phrases de ces 3 pièces sont de Mounana Drabo.
 
Silence 6 : "L'absence serait vécue comme un arrachement phsique, mais aussi ressentie comme un arrachement émotionel pour les êtres chers, telle une poule que les hommes dépossèdent de leurs plumes".
Silence 7 : "L'absence d'un être cher fera émerger un sentiment mélancolique :
une lueur d'espoir de vie s'éteint, telle une flemme qui vire au jaunâtre".
Silence 8 : "L'absence est une oeuf de vie irréversiblement écrasé".
 
 
 
 
1 - Silence 11 - vidéo, 4'25"
 
Les 7 phrases défilant dans la vidéo sont de Leïlah Sory
" L’absence symbolise plus que le manque, car elle apporte la perte de ses repères et semble nous isoler dans de fragiles coquilles.
L’absence est un état d’isolement mental ou physique car elle forge une barrière entre soi (« ab-sum ») et le monde.
L’absence rime avec silence : plus aucun bruit, écho, ou communication ne peut y résister.
L’absence nous prive de tout autre sentiment en ne nous laissant plus que des miettes de souvenirs à picorer.
L’absence ne peut éclore au grand jour car elle est aussi discrète qu’inattendue.
L’absence a peu de saveurs car elle souligne un besoin inassouvi.
L’absence se résume à cette question : « Où sommes-nous ? », la réponse étant : « partout sauf ici » "
 
 
 
 
1 - Silence 4 - acrylique sur mur, 2 x 5m
2 - détail
3 - Chorégraphie de Aziz Derme et Siaka Coulibaly dans l'espace de Silence 4
 
Phrase de Trésor N'tore.
 
"L'absence de vie, mais la présence d'esprit. Personne n'est jamais vraiment absent.
Il m'a suffit de fouiller en moi pour trouver ta présence mère"
 
 
 
 
1 - Silence 1 (Sibidou) - Bois, acrylique, sérigraphie sur toile, 150 x120 cm
2 - Silence 2 (Kibsa) - Bois, acrylique, sérigraphie sur toile, 140 x120 cm
3 - Silence 3 (Adriane) - Bois, acrylique, sérigraphie sur toile, 130 x120 cm
4 - détail
5 - Silence 9 - acrylique sur photographie, 120 x 170 cm
 
Silence 9 : Seule pièce présentant un oiseau d'une autre espèce : un tisserin gendarme et son nid suspendu,
que ma mère avait plaisir à observer à chaque fois quelle venait au Burkina Faso. La photographie est de 1962 (elle avait alors 22 ans)
 
 
 
 
1 - Silence 11 à 36 (avec l'aide des termites) - acrylique sur bois, formats variables, environ 28 x 35 cm
2 - Silence 13 - 26 x 32 cm
3 - Silence 19 - 30 x 41 cm
4 - Silence 21 - 27 x 25 cm
5 - Silence 25 - 26 x 29 cm
6 - Silence 33 - 27 x 25 cm
26 esquisses peintes de crânes de poules sur des bois récupérés diversement grignotés par les termites. Après la peinture, ils ont été redéposés au sol pour être encore attaqués par des termites, l'image est ainsi prise en sandwich entre les grignotages.
 
 
 
 
Symbiose - installation avec vidéo - métal, bois, acrylique, coton, projecteur - 4 x 4 x 2,5 m
1 à 4 - vues de l'installation
5 - projection vidéo lors du vernissage
6 - Vidéo - 4'14" - actrice : Maud Kompaore
(exposée pour le off de la Biennale Internationale de la Sculpture de Ouagadougou)
 
Mes interrogations s’orientent sur la question cruciale du difficile dialogue entre l’homme et la nature. La pièce « Symbiose » propose une communication entre des sculptures-outils, aux formes vaguement fonctionnelles, positionnés dans une ambivalence entre protection et cloisonnement autour d’un bosquet d’arbres, un réseau de bandellettes de coton reliant les deux. Ces 17 objets sont comme des prototypes ratés d'un nouvel outillage humains conçus pour ne plus abimer la nature que l'homme désire exploiter. La vidéo présente une tentative humaine de lier ces deux entités antagonistes. A l'écran, Maud Kompaoré, ancienne élève d'arts plastiques, trouvent des soltutions précaires pour lier ou approcher une plante d'une sculpture-outil.
 
 
 
 
 
1 - affiche de l'exposition-lecture au Hangar 11, 11 décembre, avec Fanny Bernard et Sylvo Zoungrana
2 - vue de l'installation au Hangar 11
Léonise grignotéed’enfance n°1 à 11 – acrylique sur bois sur photographie sur bois, 58 x 58 cm
(modèle : Marie-Laure Wanrooji
3 - 10 exemplaires
2 à 4 : Léonise grignotée d’enfance n° 2, 5, 7 et 10
 
 
 
Léonise doublée d’adulte n°1 à 11 - acrylique sur photographie sur bois, 30 x 30 cm
(modèle : Marie-Laure Wanrooji)
1 - 10 exemplaires
2 à 5 - Léonise doublée d’adulte n° 1, 3, 6, 11
 
Une fois n'est pas coutume, une série de pièces inspirées par la lecture d'un roman d'une jeune écraivaine. Dans « La belle Histoire » de Fanny Bernard, j’ai été intrigué et amusé par le personnage de Léonise, nounou de Anny à travers ses déplacements en Afrique. La série « Léonise grignotée d’enfance » évoque la jeune fille de 15 ans qui dit en avoir 18 pour obtenir cet emploi, ainsi les bois blancs et noirs grignotés par les termites occultent une bonne partie du personnage qui a dû sacrifier une partie de son  adolescence pour arriver à ses fins. « Léonise doublée d’adulte » présente l’autre face de la médaille, une Léonise qui devient très rapidement la maman du bébé qu’elle élève souvent seule. Les graphismes blancs incertains qui redoublent l’image photographique sont comme ses tentatives d’imaginer les bons gestes, les bonnes attitudes, celles de l’adulte expérimentée qu’elle prétend être. L’ensemble des poses du modèle Marie-Laure Wanrooji, au sourire d’un inquiétant jaune vif, reflète les jeux et liens ambigüs et sensuels que Léonise invente avec la petite Anny pour l’amadouer.
 
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