s  i  t  e         a  r  t  i  s  t  i  q  u  e
(52 ans)
 
 
 
 
Sore za viela - 7m - morceaux de savon
1 - ensemble
2 et 3 - préparation de l'installation

"Toutes les routes sont bonnes", en dagara. Autour du caïlcédrat sacré du Musée de la Femme, à Dano, Au sud-ouest du Burkina Faso, un hommage à la diversité des chemins que peuvent prendre les femmes africaines pour s'en sortir. Installation éphémère pour le 1er janvier 2018. les 400 Morceaux de savon ont été distribués aux passantes en fin de journée.
 
 
 
 
Anou tiera a ti saou ? ("who dreams for you ?") - peinture murale, 2 x 7 m -  acrylique
1 - ensemble
2 et 3 - détails
 
Sur les murs du hangar 11, Bassiratou Traoré rêve d’abeilles. Elles ont installé leur ruche dans la maison, et offrent leur miel à ces 5 enfants. Mais peut-être le rêve est-il celui des abeilles, qui ont un message à lui transmettre. Qui rêve pour elle ? Serait-ce les hommes qui l’entourent, qui imposent le leur comme unique horizon ? Ou les autres, de passage, qui pensent savoir ce à quoi elle doit aspirer ? Entre les deux, Bassiratou fait une place pour ses rêves. (Rêve raconté par Bassiratou Traoré le 2 janvier 2018 à Dano, titre en dagara, traduit en anglais)
 
 
 
Cellule 13°N (maquette pour projet architectural) - 50 cm - calebasse, fibres végétales, acrylique
 
Il s'agit d'un habitacle individuel pour habitant du Sahel en rupture avec son milieu social et familial : une cellule propice au repos et à la méditation. La structure hémisphérique nous place au centre d'un espace à la fois protégé du soleil par un paravent-feuille partiellement dirigeable, et ouvert sur la nature environnante. La surface relativement élevée (à 3m. du sol) aide à la déconnexion mentale du tumulte humain du « plancher des vaches » en contrebas, et sa couleur jaune et lumineuse est celle de l'énergie du ressourcement. Merci à Adama Pacodé pour la technique des fibres végétales séchées.
 
 
 
 
Et si ? - triptyque, chaque pièce 220 x 220 cm - photographie, pagne, acrylique
1 - affiche de l'exposition (maquette P. Garel
2 - Ensemble
3 - panneau central
4 et 5 - détails
Pour une exposition collective au Musée de la Femme de la ville de Dano, sur le thème du matriarcat. Des photographies de 3 femmes Dagara de 3 générations différentes de la ville, en aposition avec un pagne jaune. Sur les corps : un réseau graphique comme une écriture verticale racontant l'histoire de chacune de ses femmes. Plutôt que de m'orienter sur des attributs spécifiques du système matriarcal ancestral des ethnies du sud-ouest du Burkina Faso, j'ai choisi pour symboliser leur pouvoir l'élément le plus universel qui soit : la couronne récurrente des peintures de Basquiat. Pour un matriarcat généralisé dans le futur.
 
 
 
 
La traversée du présent - triptyque - 160 x 220 cm - modèle : Mona Ouedraogo - acryliqe sur photographies sur bois, cage à poule
1 - ensemble
2 à 3 - détails
 
Pièce réalisée pour l'exposition "La Matière du Temps", avec les élèves de l'option arts plastiques du Lycée St Exupéry de Ouagadougou.
Une femme dort sous un pagne. Un passé proche qui fond déjà, un présent, encagé ou protégé - selon notre conception de la condition humaine - un futur incertain qui vibrionne comme les molécules du chat de Shrödinger dans sa boite : ondulatoire ou corpusculaire ?
 
 
 
 
1 - We can do it - 150 x 300 cm - - acrylique sur mur,
2 - Norbert Zongo - 200 x 300 cm - acrylique sur mur
3 - Bintou Ouedraogo, couturière/ici glace - 200 x 650 cm - acrylique et pagne collé sur mur
4 à 6 - inauguration lors du vernissage de "Autour du Mur" a Hangar 11, dans le cadre du festival "Carrefour des Arts Plastiques de Ouagadougou" (avec chorégraphie de Aziz Dermé et Yacouba Badolo devant le portrait de Leïla Alaoui)
 
 
 
 
Nécrologies Urbaines - 4 pièces pour l'exposition "Autour du Mur" au Hangar 11, novembre 2018
1 et 2 - ensemble
3 - Ci-gît la biodiversité - Installation – 2 x 2m – photographie sur toile, bois, cage à poules, graines de kapok.
 
Les « Nécrologies urbaines » sont des variations sur le thème de la place de la nature dans la ville, issues du constat que la question est très secondaire dans les métropoles africaines. L’humain dans la ville peut-il vivre sans la nature dont il est issu ?
« Ci-gît la biodiversité » présente la sépulture d’une plante, symbolisant toutes les autres – ici un Ginkgo Biloba, seul et dernier membre de son espèce, et plante préhistorique très ancienne, une des première du monde végétal, sacrée en orient.
 
 
 
 
Sacrifices pour éviter le pire - 10 installations éphémères – 80 x 80 cm – photographies sur bois, métal, argile, flêche en bois, graines de mil, farine de maïs.
1 et 2 - ensemble
3 à 5 - détails
 
L’étonnante forme des feuilles du Ginkgo Biloba est reprise dans « Sacrifices pour éviter le pire », inspirée des très surréalistes sacrifices traditionnels disposés parfois au centre des carrefours de la ville. N’adhérent pas aux objectifs désirés, et ne croyant encore moins aux moyens pour y arriver, je ne suis intrigué que par leur apparence, que je détourne au bénéfice d’une cause majeure : la préservation de la vie organique. Les installations, éphémères, se sacrifient elles-mêmes peu à peu, grignotées par les animaux de la cour – insectes, oiseaux, reptiles…
 
 
 
 
1 à 3 - Taxidermies végétales - 40 x 40 cm - 10 photographies sur bois, acrylique sur verre.
4 - Derniers arbres, première image - 90 x 240 cm - acrylique sur mur en béton.
 
Les « Taxidermies végétales » reprennent les 10 plantes répertoriées dans la cour du Hangar 11 pour lesquelles les « Sacrifices » ont été réalisés. Mises sous verre pour un dérisoire archivage, elles montrent leur plastification/préservation par traitement numérique.
« Derniers arbres, première image » est une décoration murale faisant apparaître la silhouette des arbres de la cour, suggérées par leur ombre projetée le matin sur le même mur. Un souvenir peint d’une plante qui sera peut-être prochainement abattue par intérêt humain – le grand pléonasme du XXIe siècle. Une première dans la peinture murale ouagalaise ?