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(49 ans)

 

 

 

14 escales et retours - chambre à air, acrylique, photographie sur 14 tabourets en bois et 14 châssis en bois - 5 x 2 x 2m

1 à 3 - vue générale et vues rapprochées

4 et 5 - les escales - détails

6 à 10 - les retours n°1, 2, 4, 9 et 13 - chaque châssis 30 x 40 cm

 

La chambre à air est ici utilisée à contre-emploi : en principe circulaire, souple et enveloppant de l’air pour aider au déplacement, elle est là tendue à angles droits sur du bois plein de tabouret, ceux-ci presque adossés au mur. Une pièce qui évoque une sensation d'immobilité, de sur-place.

Les photographies ont été prises en panoramique d'un même tabouret de maquis dans le quartier de Ouidi. Des images où le hors-cadre attire l’attention sur ce qui passe dans le 6-mètres en latérite, et traverse en filigrane le champ de vision, alors que je reste assis. Seule la dernière image, verticalisée, vient d’ailleurs et suggère le désir de se lever – et de partir ? Le titre, volontairement trompeur, est porteur d’ironie, ou de nostalgie.

 

les 14 retours sont accrochés assez haut sur le mur. Il s'agit des mêmes images, alignées dans l'ordre inverse, comme un retour sur le passé en instantané, et scandé par des lanières de caoutchouc verticales, effilochées, qui brouillent la visibilité, comme un « rewind » trop rapide.

 

 

 

 

Soré Twemé - (triptyque) - cages à poules, fourneaux, balais, acrylique sur photographie sur bois - 250 x 140 cm

1 - ensemble - de gauche à droite : l'adolescente, l'adulte, l'enfant (modèles : Orekya Kambou, Mona Ouédraogo, Adriane Ouédraogo)

2 à 6 - détails

7 - les 3 photographies retouchées

Soré Twemé (en mooré : la route est possible). Un triptyque sur la condition humaine en général… et celle des femmes sahéliennes en particulier. Une enfant, une adolescente et une femme adulte dorment dans ce qui ressemblerait à des berceaux, mais ce sont des cages à poules, équipées des mêmes ustensiles de la vie quotidienne : un fourneau, un balai. Des fragments des portraits endormis les accompagnent, et trois autres, au sol, semblent s'échapper de leurs rêves par l’ouverture ménagée dans chaque cage. Sait-on que nous sommes encagés ? Si oui, a-t-on même envie d’en sortir ? Si oui, pour aller ou ?... Si l’installation fait penser à des sépultures, le registre métaphorique reste le même : attente, immobilité, sommeil ou mort renvoient à une même soumission à tant d’interdictions, d’obligations, de contingences jamais choisies.

Les photographies brillantes, rehaussées de taches jaunes lumineuses, contrastent avec les objets, chromatiquement ternes, robustement fabriqués et à la géométrie aléatoire liée à la nature mêmes des matériaux. L’ensemble de l’installation, constitué surtout de courbes (la route possible est sans doute sinueuse !), est rythmée par les 4 arcs de cercle de chaque cage – des demi-jantes de vélo adulte.

 

 

  32 - Ville à construire - installation et performance au Hangar 11 pour le "Carrefour des Arts Plastiques" 4e édition, Ouagadougou

photographie, acrylique sur bois, fer, coton, plâtre et pigment350 x 350cm

1 et 2 - installation et détail

3 à 6 : performance (1h)

Si le peuple arrive à avoir une prise sur ceux qui les dirigent, en a-t-il sur la ville qu’ils habitent, et la place que lui laisse son urbanisation rarement concertée ? Dans un ring au sol lumineux, et à l’aide d’un puzzle - vue satellite du quartier où le Hangar 11 est repéré par un chiffre (32 années après la révolution ?). Anonymé en blanc, parfois en retrait, parfois injonctif, parfois soucieux d'égaliser le sol poudreux, je proposais au public de participer symboliquement avec moi à la construction de la cité nouvelle. Une fois la performance terminée, et pendant la durée de l'exposition - une semaine - le public restait libre de transformer encore le puzzle

 

 

 

projet collectif

 

 

Les Balayeurs - Boubakar Nasséré et Pierre Garel - installation au Hangar 11 pour le "Carrefour des Arts Plastiques" 4e édition, Ouagadougou

photographie sur bois, acrylique sur fûts métalliques, barres de métal, coton, pneu brulé

 

17 septembre 2015 : une soldatesque quadrille une ville qui devient un champ de bataille, où la population s’organise plus efficacement que les sbires d’un pathétique généralissime, très rapidement balayé... Des barres menaçantes et désordonnées, reliées anarchiquement, nous empêchent de circuler librement… Cendres de pneus au sol, des victimes dont le nombre s’allonge… Des fûts, qui représentent peut-être les quartiers de la ville, sont chapeautés par des photographies d’une nouvelle génération victorieuse et souriante, qui devra être prête à toujours se munir de balais. Une installation "à empêchement".

 

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